Lundi 16 février 2026, certains de nos élèves de 4ème ont eu la chance d’assister à une intervention de deux heures avec Mathieu, masseur-kinésithérapeute installé au 56 chemin de Pelleport à Toulouse.

Pendant ces deux heures d’échange, il nous a présenté son métier, son parcours et sa vision du soin, dans le cadre de notre réflexion sur l’orientation.


Soigner par le mouvement

Le mot « kinésithérapeute » vient du grec kinésie, qui signifie le mouvement. Contrairement aux idées reçues, le kiné ne pratique pas uniquement des massages.

Le massage consiste à exercer des pressions avec les mains sur la peau afin de provoquer une réaction chez le patient. Cependant, aujourd’hui, les kinésithérapeutes utilisent de plus en plus le mouvement comme outil principal de soin, car il est souvent plus efficace sur le long terme.

On consulte un kinésithérapeute pour :

  • des douleurs musculaires

  • des douleurs articulaires

  • une entorse ou une douleur Ă  la cheville

  • après un choc ou une fracture

  • une perte de mobilitĂ©

  • une luxation

  • une rééducation après blessure

  • corriger une scoliose

L’objectif n’est pas seulement de faire disparaître la douleur, mais surtout de redonner au patient ses capacités physiques.


Une prise en charge globale : le modèle bio/psycho/social

Mathieu nous a expliqué qu’un bon soin ne se limite pas au corps. Il prend en compte trois dimensions :

  • Biologique : muscles, articulations, douleur

  • Psychologique : motivation, moral

  • Sociale : travail, famille, environnement de vie

Comprendre le patient dans sa globalité permet d’adapter la rééducation et d’obtenir de meilleurs résultats.


L’activité physique : un outil thérapeutique essentiel

L’activité physique joue un rôle central dans son travail. Elle permet :

  • d’amĂ©liorer la mobilitĂ©

  • de diminuer les douleurs

  • de renforcer les muscles

  • de retrouver de l’autonomie

Lorsqu’un patient consulte, le kinésithérapeute commence par traiter la plainte principale, puis met en place un programme personnalisé d’exercices.


Les études pour devenir kinésithérapeute

Pour exercer ce métier, il faut suivre cinq années d’études après le baccalauréat.

Première année :

  • PASS (Parcours Accès SantĂ© SpĂ©cifique)
    ou

  • LAS (Licence Accès SantĂ©)

Après cette première année sélective, les étudiants intègrent un IFMK (Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie) pour quatre années supplémentaires.

À l’issue des cinq années, ils obtiennent leur diplôme d’État et peuvent commencer à travailler.


Une vocation née d’un stage

C’est lors de son stage de troisième, effectué chez un proche de sa famille, que Mathieu a découvert le métier. Cette expérience a confirmé son envie de travailler dans un domaine scientifique et au contact des patients.


Exercer en libéral

Aujourd’hui, Mathieu est kiné libéral. Il est payé à l’acte et travaille comme collaborateur dans un cabinet. Il est spécialisé dans les pathologies de l’épaule.

Ses journées sont intenses, mais il apprécie la diversité des situations et la relation de confiance qu’il construit avec ses patients.


Une intervention enrichissante pour réfléchir à son orientation

Cette rencontre de deux heures a permis aux élèves de 4ème de mieux comprendre un métier du secteur de la santé.

Elle a suscité de nombreuses questions sur les études, le quotidien professionnel et les qualités nécessaires pour exercer ce métier.

Une belle opportunité pour avancer dans leur réflexion sur l’orientation et découvrir concrètement un parcours possible après le collège.