À la rencontre de Pierrick, notre ambassadeur du développement durable
Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Quel âge as-tu, quel est ton parcours et qu’est-ce qui t’a amené à effectuer un service civique dans notre établissement ?
Bonjour, je m’appelle Pierrick Willaume, j’ai 23 ans et je suis Ingénieur en Transition Écologique. Après mon stage de fin d’étude à Toulouse, j’ai donné des cours particuliers à des collégiens et des lycéens pour conserver une activité lors de ma recherche d’emploi. Le contact humain avec les élèves m’a plu et j’ai été convaincu de l’importance de la pédagogie. L’opportunité de venir travailler au collège SMU pour lier la transmission des savoirs à mon cœur de métier était donc trop belle pour ne pas être saisie.
Pourquoi avoir choisi une mission autour du développement durable et de l’écologie ?
Est-ce un sujet qui te tient particulièrement à cœur ? Si oui, pourquoi ?
Bien que je sois diplômé en environnement, je suis avant tout un passionné. J’ai eu la chance de grandir au cœur de la nature gabonaise, dans une réserve naturelle. On peut littéralement dire que je suis tombé dedans que j’étais petit ! Donc très tôt, j’ai été confronté aux enjeux sociaux et environnementaux auxquels notre monde devait faire face, et j’ai su que je voulais faire ma part.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre notre collège et notre école primaire ?
Je dirai qu’il s’agissait avant tout du côté familial du collège SMU. J’ai tout de suite été attiré par une équipe restreinte mais conviviale et bienveillante. Cela s’est d’autant plus confirmé lors de mon entretien avec Mme Caruso, la directrice du collège. J’ai pu retrouver dans cet échange des valeurs qui me correspondent. Et cette première bonne impression s’est confirmée dès mon arrivée à la rentrée !
Concrètement, quelle sera ta mission au sein de l’établissement ?
Quels sont les principaux projets ou actions que tu aimerais mettre en place avec les élèves ?
Le sujet de ma mission est de sensibiliser au développement durable et à l’environnement. Cela s’applique à la fois pour les élèves, mais aussi pour le personnel pédagogique et administratif. L’idée est d’impliquer tout le monde dans cette démarche, afin de maximiser son impact. Dans un monde idéal, je serai surtout un levier permettant aux projets liés au développement durable des élèves de voir le jour. Mais je me permettrai de leurs glisser quelques idées comme la mise en place du tri sélectif dans les classes, la création d’un jardin pédagogique ou des missions de sensibilisation à propos de l’énergie ou même des moustiques !
Il est important de lier la sensibilisation à des actions concrètes auxquelles ils peuvent prendre part. Par rapport au tri sélectif par exemple, il est complétement envisageable d’imaginer une visite d’un centre de tri, pour montrer aux élèves ce qu’il advient des déchets qu’ils ont correctement trié.
Bien entendu, je vais également pouvoir faire des interventions en classe pour aborder un sujet parmi l’éventail du développement durable : de la lutte contre les inégalités au climat en passant par le bien-être mental et physique. J’aurai aussi l’occasion de prêter main forte aux professeurs pour leurs projets liés au développement durable.
Tu vas intervenir auprès d’élèves de différents âges.
Comment imagines-tu ton rôle auprès des élèves de l’école primaire ? Et auprès des collégiens ?
C’est assez difficile de répondre à cette question. Après un parcours en études supérieurs, on oublie un peu d’où l’on vient et ce que c’est d’être un collégien ou au primaire. C’est d’autant plus complexe pour moi qui ai passé toute ma scolarité au CNED, en cours à distance, et qui n’ai donc pas vécu la même expérience que les élèves de SMU. Je viens donc avec beaucoup d’humilité pour mieux appréhender ces différents niveaux et leurs spécificités. J’ai la chance de pouvoir compter sur le soutien et les conseils avisés de mes collègues à ce niveau-là !
Que ce soit pour les élèves de primaire ou les collégiens, j’espère surtout pouvoir transmettre mon message, sans leur donner l’impression de les faire assister à un cours « inutile » puisque non noté. Si j’arrive à ce qu’ils voient le développement durable comme un sujet intéressant et dans lequel ils veulent s’impliquer, j’aurai réussi ma mission.
Y a-t-il un projet ou une idée que tu aimerais particulièrement réaliser cette année ?
Cela peut être autour du tri des déchets, du gaspillage alimentaire, de la biodiversité, de l’énergie, de l’eau, des mobilités, du jardinage, etc.
Forcément quand on arrive dans un nouvel organisme, on a beaucoup d’idées et de projets, d’autant plus quand les collègues sont eux aussi très motivés et entreprenants. C’est difficile d’en choisir un seul, mais je vais répondre le jardin pédagogique. On pourrait penser que ce n’est ni le plus impactant ni le plus ambitieux mais il me tient vraiment à cœur. Je trouve ça primordial de savoir revenir à l’essentiel, s’occuper d’un être vivant vulnérable, tous ensemble, pour voir fleurir tous nos efforts.
Selon toi, pourquoi est-il important de sensibiliser les enfants et les adolescents aux enjeux environnementaux ?
Il est facile de répondre qu’ils sont le futur et les principaux concernés par les crises climatiques et environnementales à venir. C’est vrai. Mais au-delà de ça, je considère qu’ils sont déjà le présent. Ils peuvent être des écocitoyens de la même manière que les adultes et initier une transition. Ils sont bien plus prêts à s’adapter à de nouvelles pratiques que nous ! Et si demain ces enfants et ces adolescent, devenus adultes, continuent à agir ainsi, ils auront le pouvoir d’agir à plus grande échelle et de sensibiliser à leur tour.
Penses-tu que les petits gestes du quotidien peuvent réellement faire la différence ?
Si oui, peux-tu nous donner quelques exemples simples que chacun pourrait mettre en pratique ?
Sans aucun doute ! Je suis un grand adepte de la légende du colibri qui apporte de minuscules gouttes d’eau pour éteindre un incendie et faire sa part. On sous-estime très souvent l’impact que chacun peut avoir, notamment si mon geste encourage le voisin à faire de même. Bien suivre les consignes de Triman présentes sur les emballages paraît anodin, mais il s’agit à chaque tri d’un grand pas en avant pour la gestion de nos matières premières. Mettre une petite veste chez soi plutôt que d’allumer le chauffage au moindre frisson fera du bien à la planète, mais aussi à votre portefeuille !
